– Lancement de la stratégie française sur les DSSR !

Le 4 octobre 2016, la France a publié son rapport de stratégie « L’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de droits et santé sexuels et reproductifs 2016-2020 ». Premier document référence en la matière, il entérine un grand nombre de sujets défendus de longue date par Equipop comme l’accès à la contraception ou encore la prise en compte des adolescentes dans les programmes. Désormais s’ouvre une nouvelle ère, celle de la mise en œuvre.

Le 4 octobre 2016, André Vallini, secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, a officiellement dévoilé le rapport de stratégie intitulé « L’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de droits et santé sexuels et reproductifs 2016-2020 ». Le gouvernement français souhaitant démontrer tout son engagement sur cette thématique, c’est une autre de ses membres, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, qui a conclu cette soirée de lancement.

Trois priorités à mettre en œuvre

La stratégie française s’articule autour de trois priorités :

  • améliorer les cadres normatifs internationaux, régionaux, et nationaux en matière de droits sexuels et reproductifs ;
  • augmenter l’accès aux méthodes modernes de contraception par une approche intégrée ;
  • faciliter l’accès des adolescent.e.s et des jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive et réduire les pratiques néfastes.

Ces approches entrent en résonance avec le travail conduit par Equipop en collaboration avec la société civile d’Afrique de l’Ouest depuis plusieurs années. Le fait que les adolescentes fassent l’objet d’une attention spécifique est notamment un grand motif de satisfaction pour Equipop, qui a largement contribué à faire émerger une approche alors inexistante il y a 5 ans dans la politique de développement française.

Il était par ailleurs indispensable que le document stratégique crée des ponts entre un certain nombre de thématiques parfois traitées, à tort, de façon cloisonnée. A ce titre, l’inclusion de la lutte contre les pratiques néfastes est, selon Equipop qui promeut l’abandon des mutilations sexuelles féminines, un autre élément intéressant de la stratégie.

Plus largement, c’est la mise en avant de « l’approche par les droits » qui est saluée. En effet, seul le concept englobant de « droits et santé sexuels et reproductifs » peut permettre de répondre de façon cohérente à des enjeux aussi divers que les grossesses non désirées, les mariages précoces, les mutilations sexuelles féminines, ou la mortalité maternelle et infantile.

Enfin, la France valide par ce document la pertinence de son rôle de défenseure des DSSR au niveau diplomatique. La mention claire de la nécessité de soutenir l’éducation complète à la sexualité est un signe fort, puisque l’emploi de cette expression est un des motifs de blocage des négociations par les pays conservateurs dans les enceintes onusiennes.

Nouveau départ

Les axes stratégiques français sont donc posés pour au moins quatre ans. S’il ne faut bien sûr pas minimiser le travail de réflexion stratégique et d’appropriation qui a conduit à ce document, il faut désormais se tourner résolument vers la phase de mise en œuvre.

L’action d’Equipop et de ses partenaires contribuera à l’effort collectif, avec également le suivi de ces engagements. La prochaine étape s’annonce déjà par le vote du budget de l’aide publique au développement au Parlement cet automne.

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