– Quand l’extrême droite avance, les droits des femmes reculent

Quand l'extrême droite avance, les droits des femmes reculent - Féminisme, Droits humains

À l’approche des élections européennes, Equipop, association féministe de solidarité internationale, alerte sur les dangers de la montée de l’extrême droite en Europe, en particulier pour l’égalité de genre et les droits fondamentaux des femmes et des personnes LGBTQIA+.

Equipop publie le 16 mai 2024 un rapport intitulé “Quand l’extrême droite avance, les droits des femmes reculent”. Ce rapport intervient après deux publications sur le “backlash” et les discours masculinistes. Il sera suivi d’un deuxième volet à l’automne 2024, qui proposera une analyse post-électorale et des pistes d’action pour faire avancer l’égalité de genre dans le nouveau contexte politique.

Les élections de juin 2024 sont d’une importance capitale. L’extrême droite ne cesse de progresser dans les intentions de vote. La probabilité d’un score historique des partis politiques d’extrême droite étant forte, les acquis féministes et les avancées en matière de droits des femmes sont en péril. L’issue de ce scrutin doit être analysée à plusieurs niveaux : elle pourrait non seulement bouleverser l’équilibre politique au Parlement européen, mais aussi avoir une influence sur les politiques nationales et internationales pour les années à venir.

Dans ce contexte alarmant, Equipop appelle à une mobilisation urgente pour défendre l’égalité de genre et plus largement des valeurs démocratiques. Les médias sont appelés à ne pas banaliser l’extrême droite et à intégrer des analyses féministes à la couverture des élections. Les partis politiques ont quant à eux la responsabilité de prendre conscience des enjeux féministes de ces élections et d’intégrer pleinement ces perspectives dans leurs programmes et leurs actions.

L’extrême droite est traditionnellement définie comme un ensemble de partis politiques, d’organisations et de médias portant un agenda politique axé autour du rejet de l’immigration, voire d’une xénophobie assumée ; d’un projet autoritaire en matière de politique intérieure, et d’une rhétorique anti-système hostile aux partis traditionnels. Pour Equipop et bon nombre de chercheuses et expertes féministes, il faut également y ajouter un anti-féminisme profond et un agenda « antigenre », opposé aux droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, et visant à maintenir les normes genrées et patriarcales.

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